Ecole de printemps
L'artiste
Francfort, 16 - 20 mai 2011
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Appel à candidatures
La IXe École de Printemps organisée par le Réseau International de Formation en Histoire de l’Art, se déroulera à Francfort-sur-le-Main du 16 au 20 mai 2011 et portera sur le thème de l’artiste. L’École permettra aux étudiants en doctorat et aux post-doctorants d’horizons et de spécialisations diverses de partager leurs recherches, leurs approches et leurs expériences dans un forum au cours duquel ils coopèreront côte à côte avec des chercheurs avancés. Les programmes des précédentes Écoles de Printemps figurent sur le site www.proartibus.net. La participation à une École de printemps constitue l’un des éléments nécessaires à l’obtention d’un complément de diplôme de la formation internationale en histoire de l’art. Les candidats, doctorants et post-doctorants, sont incités à proposer des communications précises, en relation avec leurs sujets de recherche, quelle que soit la période de l’histoire de l’art et l’aire qu’ils étudient, et quelles que soient les formes d’expression qu’ils souhaitent aborder.
Présentation du sujet
En abordant la question de l’artiste dans l’histoire de l’art, la discipline histoire de l’art entend interroger son désir origninel d’embrasser l’intention du sujet derrière les œuvres. Depuis la naissance de cette discipline, le personnage de l’artiste jouit d’un intérêt majeur qui s’explique par la relation qu’entretiennent le sujet créateur – en tant qu’origine et agent de la création – et l’interprétation artistique. En outre, la subjectivité artistique et sa conceptualisation ont joué un rôle exemplaire dans le processus historique moderne de valorisation, du sujet souverain et autonome. En tant que « sujets prototypes », les artistes sont devenus des modèles de la modernité, comme l’ont démontré Heinz Knobeloch et la sociologue Nathalie Heinich.
Cette intrication spécifique rend d’autant plus fructueux l’intérêt renouvelé pour la figure de l’artiste. Lorsque, durant les années 1960, certains auteurs comme Roland Barthes, Michel Foucault et Susan Sontag, entre autres, ont annoncé « la mort de l’auteur » et la fin d’une pratique d’interprétation cherchant l’origine du sens dans l’intention de l’artiste, l’histoire de l’art s’est vue obligée de renoncer à son statut de science paradigmatique du sujet. Ainsi a-t-on été en mesure de prendre en compte le caractère conditionnel des conceptualisations historiques de l’artiste, sans s’attacher trop naïvement au concept de génie créateur. Auparavant, l’histoire de l’art avait favorisé les concepts qui accentuaient le potentiel créateur d’individus exceptionnels, enracinés dans les paradigmes d’autonomie, d’originalité et d’authenticité. Ceux-ci furent privilégiés, aux dépens d’une idéologie opposée prônant (par exemple) le technicien et l'ingénieur habile sur le modèle idéal de l’Antiquité ou du Moyen-âge, ou encore celle dérivant l’œuvre de forces inconscientes, voire instinctives. Il semble qu’il est temps maintenant de reconstruire, d’une façon plus systématique, l’image de l’artiste dans ses transformations historiques, à l’intérieur de la culture occidentale et postcoloniale, et qu’il est également possible de revoir les théories générales sur le statut de l’auteur pour les arts dans une perspective comparatiste.
Que l’artiste médiéval se soit effacé derrière son œuvre et qu’il ait – artisan modeste – renoncé à toute revendication de gloire n’est qu’un des nombreux clichés provenant de considérations étroites. Des études récentes ont démontré que la multitude d’exergues et d’inscriptions d’artistes conservées, comme les signatures dont ils se servaient pour attester la paternité d’un ouvrage ou d'une œuvre, réfutent singulièrement de tels stéréotypes. Il est aussi inapproprié d’envisager une image d’artiste homogène dans l’Antiquité et le Moyen-âge sans avoir retracé historiquement les conceptions divergentes de paternité artistique au cours des différentes époques, au sein de genres artistiques divers, et à travers des régions multiples.
Certes, il y eut très tôt des témoignages d’artistes révélant leur propre conscience d’être des sujets créateurs, mais ce n’est qu’à la Renaissance que se développe le concept emphatique de l’artiste s’émancipant de plus en plus de la part matérielle de son travail et promouvant la reconnaissance de l’acte artistique comme production idéelle. Le « disegno » et le « concetto » respectivement, et l’ « invenzione » sont désormais les critères de la nouvelle créativité artistique, favorisant par là-même une conception de plus en plus spirituelle de la création. L’artiste s’élève ainsi au niveau du savant, de l’inventeur et du philosophe. A l’« anoblissement » recherché par les artistes eux-mêmes dans leurs œuvres, se joint la création rétrospective de légendes au moyen d’un nouveau genre littéraire : la biographie d’artiste. Celle-ci atteindra un premier sommet avec Vasari au milieu du 16e siècle et servira de modèle pour l’histoire de l’art à ses débuts. Sur le plan socio-historique, ces processus se manifestent dans le fait que les artistes se rapprochent de la vie et la culture courtoises, alors que certains d’entre eux sont authentiquement anoblis. Simultanément, on observe une exigence croissante concernant la formation des artistes, qui inclue l’érudition philologique et littéraire et les savoirs optique et physique, jusqu’aux connaissances en anatomie. Aussi, la formation artistique s’institutionnalise dans des académies qui éclosent partout en Europe.
La formation joue un rôle primordial dans l’autonomisation grandissante des arts jusqu’à son apogée au cours des 19e et 20e siècles. Ce développement est accompagné de changements quant à la position sociale de l’artiste qui, de plus en plus émancipé de sa liaison ferme à son commanditaire, n’est que difficilement classable en termes sociologiques, se prêtant tantôt au rôle de prince, tantôt à celui de mendiant. De tous nouveaux phénomènes voient le jour : l’ « artiste méconnu », l’autodidacte, l’ « outsider ». A partir du 19e siècle, l’artiste ne se qualifie plus exclusivement par sa formation, mais aussi par son tempérament ou sa capacité particulière à créer une œuvre originale ; en conséquence, la notion même d’artiste s’élargit. Les limites entre l’artiste et le non-artiste se dissolvent également, puisque ceux qui produisent des images sans pour autant avoir l’intention de créer, comme les personnes psychiquement malades, les « primitifs » ou bien les enfants, se voient en effet considérés comme artistes.
L’École de Printemps vise à examiner l’ampleur et la diversité des conceptions de la figure de l’artiste, et les modèles historiques qui en rendent compte. Les ressorts des études de genre sont explicitement inclus dans ce projet.
1. Mythes de l’artiste
Les conceptions mythiques de l’artiste ont de multiples facettes, allant de l’artiste créateur, saint, sauveur ou messie, à sa désignation comme inventeur ou scientifique, génie originel ou universel, jusqu’à l’obsédé, fou ou chaman. L’artiste peut apparaître comme un personnage tragique, qui dépérit à cause de l’art ou de son environnement, un martyr ou une personne souffrante. Les mythes des Pygmalion, Prométhée, Héphaïstos ou Orphée en font partie comme les anecdotes sur les artistes de l’Antiquité et des temps modernes. Quant à la modernité, elle invente l’image de l’artiste méconnu ; on pourrait même ajouter l’artiste fictif.
2. Concepts de la création artistique
Il existe une concurrence entre diverses conceptions de la création artistique. Soit on considère que le travail de l’art se traduit par la réalisation consciente d’idées qui émanent de l’artiste lui-même ou d’autres individus : le commanditaire ou un intermédiaire délégué par ce dernier. Soit on valorise l’inspiration créatrice, c’est-à-dire une production artistique plus ou moins inconsciente. Le travail de l’art pourrait se décrire comme celui d’un atelier artisanal au Moyen-âge et dans la sphère de l’église orientale. Aussi, la copie fidèle semble plus estimée que la quête d’originalité. Des conceptions opposées de la créativité ont des fondements religieux et culturels variés. D’une part, la production d’images est décrite comme un acte créateur, par la translation de l’idée de la création divine : l’artiste apparaît comme un être proche de la divinité. D’autre part, dans des sociétés révolutionnaires, l’artiste peut être l’avant-coureur d’un nouveau monde, où tout un chacun est artiste. Ailleurs, la virtuosité devient le point focal du travail de l’art A l’époque du romantisme, émerge même la notion d’‘artiste sans main’.
3. Des topoï du don inné de l’art
En se fondant sur le célèbre ouvrage d’Ernst Kris et d’Otto Kurz : ‘La légende de l’artiste’, il faudrait interroger les topoï développés pour décrire le don inné de l’art. Le talent naturel d’un Giotto, la ligne parfaitement régulière, le cercle parfaitement rond, les raisins de Zeuxis, la servante de Rembrandt… sont des périphrases servant à décrire les facultés artistiques. Comme l’œuvre d’art est, depuis le romantisme, un don inestimable, le génie paraît ‘don-né’, don que reçoit l’artiste dans un acte de grâce inconcevable par une instance élevée. Friedrich Wilhelm Schlegel conçoit l’œuvre comme un témoin ultimement insaisissable d’une eschatologie intérieure. Découverte, vocation, libération de soi et autres tropes servant à décrire l’initiation des artistes seront abordées dans cette section.
4. La voie vers l’artiste, sa formation
La formation joue un rôle essentiel dans la vie d’un artiste. Au cours de l’histoire, on a assisté à plusieurs changements dans sa conception. A l’apprentissage dans l’atelier-chantier fut progressivement substituée la formation dans les académies des beaux-arts. Cette évolution s’est accompagnée d’un changement du canon quant aux facultés et aux domaines de connaissances requises. Un des aspects déterminants de la formation concerne l’acquisition de connaissances extérieures à l’atelier du maître ou aux salles des académies. Une excursion ou un long voyage, particulièrement à Rome, complète souvent la formation et la professionnalisation de l’artiste. En revanche, la période contemporaine voit naître le doute quant au rôle de la formation dans la genèse d’un artiste et le concept d’autodidacte se développe davantage. Cette section cherche à évoquer les questions relatives aux modes de formation artistique et à leurs limites, mais aussi le rôle qui lui est attribué dans l’historiographie biographique des artistes.
5. L’artiste après sa mort
Le récit sur les circonstances de la mort d’un artiste, le culte obituaire fondamentalement différent de la vénération accordée aux défunts non-artistes, ou encore le façonnement particulier de tombeaux d’artistes, suivent des lois qui varient sensiblement selon les modes d’admiration portée aux artistes de leur vivant. Il arrive plutôt fréquemment que l’artiste lui-même porte un grand intérêt à son image post mortem et qu’il tente de l’infléchir. La vie de l'artiste après sa mort inclut par ailleurs l’instrumentalisation de celle-ci : par exemple, la vie d’Albrecht Dürer ou celle de Caspar David Friedrich par les nazis. De même, la réception et l’interprétation des œuvres se manifestent dans la production d’autres artistes, élèves ou successeurs.
6. L’artiste dans l’œuvre et l’artiste comme œuvre
L’artiste figure fréquemment comme sujet dans les œuvres d’art – de sa propre main ou de celle d'autrui. Pourtant, sa présence dans l’œuvre se révèle aussi par la signature et la mise-en-scène de celle-ci. Des portraits d’artistes anciens ou contemporains ont joui d’une grande popularité ; aux 19e et 20e siècles, ils apparaissent également dans des portraits de groupe. Des tableaux amicaux et honorifiques ont permis d’établir des contacts entre artistes. L’autoportrait est une réflexion sur soi, sur le travail et la position sociale de l’artiste. Le travail de l’art transparaît aussi dans les scènes d’atelier ou les salles d’académie. On perçoit au cours du 20e siècle un estompage des frontières entre l’œuvre et son maître. Orlan, Gilbert et Georges, Eva et Adèle sont des œuvres d’art vivantes, l'auteur étant l'œuvre.
7. Mise en scène et stylisation de soi
Par l’autopromotion, l'artiste s’enracine dans la société, il décrit ses ambitions et tente de diriger le comportement de la société vis-à-vis de lui. L’autopromotion repose sur différentes conceptions de la représentation et de la posture. Les artistes se veulent des princes, des bohémiens, des marginaux, des entrepreneurs, des vedettes etc. ; ils s’adaptent même au rôle de l’anti-artiste. Les écrits comme les autobiographies, les lettres, les journaux, les essais théoriques et les manifestes sont pour l’artiste des moyens de façonner son image, à l’instar des entrevues, des entretiens et des apparitions publiques.
8. La disparition de l’artiste en tant qu’auteur
La mort de l’auteur, souvent évoquée dans le cadre des études culturelles, a été appréhendée, voire préparée par les artistes. Les commencements du mouvement Fluxus ont été repris par l’art en ligne, où l’auteur n’est plus saisissable ; l'œuvre provenant souvent d’artistes qui refusent de révéler leur identité. D’ailleurs, les artistes de graffitis préfèrent eux-aussi l’anonymat, bien que la reconnaissance de leur signature artistique compte beaucoup à leurs yeux. De même, les œuvres collectives désignent leurs auteurs sans pour autant spécifier l’apport particulier de chacun à l’ouvrage. Tous ces exemples partent du principe de l’acte conscient, d’une stratégie de l’artiste libre, alors que, dans les arts mécaniques et appliqués, aucun artiste n'est généralement associé à l'ouvrage. Pourtant, des artefacts dépourvus d’auteur, comme le voile de Véronique, constituaient des objets très prestigieux, particulièrement au Moyen-âge.
9. L’artiste comme être social
Le rapport de l’artiste à la société qui l’entoure est contradictoire. Sa position légale, mais aussi son statut social, lui sont assignés par la société. Les liens avec le marché de l’art, essentiels pour un artiste, ainsi que le contact avec les clients ou les commanditaires constituent une sorte d’ancrage dans la société. Cependant, dès le début de l’époque moderne, l’artiste se positionne en dehors des circuits de production et d’économie. Il se présente souvent comme un personnage hors norme – ou bien, s’il se situe dans la société, c’est comme révolutionnaire, avant-gardiste, qu’il la fait avancer. La profession de l’artiste change au cours des siècles et varie selon les sociétés.
10. Transmission et médiation d’images d’artiste
Les vies d’artiste constituent la forme la plus ancienne de transmission et de médiation de l’image de l’artiste. L’histoire de l’art poursuit d’ailleurs ce schéma avec la monographie d’artiste, qu’elle privilégie dans le cadre des publications scientifiques. Ce principe est également repris par un type d’exposition devenu très populaire : l’exposition d’art monographique. Les académies de beaux-arts ont été plus qu’accessoirement impliquées dans la médiation d’images d’artiste, bien avant que le musée se soit chargé de cette tâche. Enfin, les médias comme l’art, la littérature, les arts de la scène et le film jouent un rôle non négligeable dans la transmission de la vie d’artiste.
La procédure et les propositions
Les étudiants (doctorants et post-doctorants) souhaitant participer à cette rencontre sont priés de faire parvenir une proposition de communication (et une seule), d’une durée maximale de 20 minutes, ainsi qu’un bref CV, mentionnant la liste des langues étrangères pratiquées, aux correspondants nationaux respectifs (voir la liste qui se trouve à la fin de ce document) avant le 14 février 2011. Les propositions, introduites par le nom, l’adresse postale et l’adresse courriel et l’institution d’appartenance du candidat, ne devront pas dépasser 1800 signes ou 300 mots et pourront être rédigées en allemand, anglais, français ou italien. Elles seront soumises dans un document Word, avec l’éventuel titre de la section (ou des sections) dans laquelle elles souhaitent s’inscrire. Les propositions seront rassemblées, examinées et sélectionnées par pays. Les correspondants nationaux feront parvenir la liste des propositions acceptés, par courriel (EDP2011@kunst.uni-frankfurt.de), pour le 1er mars 2011, au comité organisateur, qui, après consultation du comité scientifique du réseau, se chargera d’établir le programme définitif de l’École. L’annonce de la sélection des participants sera diffusée au début de mars 2011, sur le site du réseau www.proartibus.net et de l’INHA www.inha.fr. (Nota bene : dans les deux semaines suivant l’acceptation de leur candidature, les participants devront soumettre une traduction, correcte, de leur proposition dans une autre des langues officielles du Réseau.)
Dès lors que chacun peut communiquer dans sa langue, la connaissance d’autres langues est indispensable. Les participants des pays latins doivent maîtriser au moins d’une façon passive l’anglais ou l’allemand ; les participants des pays anglophones ou germanophones doivent maîtriser au moins d’une façon passive le français ou l’italien.
Les propositions pour intervenir à titre de répondant
Les étudiants ayant participé deux fois ou plus aux Écoles antérieures sont priés de poser leur candidature à titre de répondant seulement. Par ailleurs, les jeunes chercheurs, post-doctorants et doctorants dont les recherches sont très avancées peuvent également participer à cette École à titre de répondant. Les répondants ont pour tâche d’animer la discussion à la fin de chaque session en proposant une relecture des problématiques qui auront été abordées par les conférenciers. Les répondants feront un bilan critique de la session, poseront des nouvelles questions et poursuivront le débat sur d’autres pistes, suggérées par leur propres recherches. Tout candidat souhaitant participer à cette École à titre de répondant est prié de faire parvenir à son correspondant national, avant le 14 février 2011, un CV et un court texte de motivation, mettant en valeur ses compétences spécifiques pour la section choisie.
Les propositions de communication (professeurs)
Comme chaque année, les professeurs du Réseau pourront soit proposer une communication, soit encadrer une séance à titre de président. Les enseignants souhaitant intervenir dans le programme sont priés de faire connaître leurs intentions au Comité Organisateur par courriel à l’adresse suivante (EDP2011@kunst.uni-frankfurt.de).
Le Comité Organisateur
Thomas Kirchner (Goethe-Universität Francfort-sur-le-Main)
Gabriele Frickenschmidt (Goethe-Universität Francfort-sur-le-Main)
Ursula Grünenwald (Goethe-Universität Francfort-sur-le-Main)
Iris Wien (Goethe-Universität Francfort-sur-le-Main)
Les Correspondants nationaux
Allemagne :
Thomas Kirchner (Goethe-Universität Francfort-sur-le-Main)
kirchner@kunst.uni-frankfurt.de
Michael Zimmermann (Katholische Universität Eichstaett)
michael.zimmermann@ku-eichstaett.de
Canada :
Todd Porterfield (Université de Montreal)
todd.porterfield@umontreal.ca
États-Unis :
Henri Zerner (Harvard University)
hzerner@fas.harvard.edu
France :
Anne Lafont (INHA)
anne.lafont@inha.fr
Ségolène Le Men (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
segolene.lemen@u-paris10.fr
Béatrice Joyeux-Prunel (Ecole normale supérieure)
beatrice.joyeux-prunel@ens.fr.
Italie :
Marco Collareta (Università di Pisa)
m.collareta@arte.unipi.it
Maria Grazia Messina (Università di Firenze)
mariagrazia.messina@unifi.it
Japon :
Atsushi Miura (Université de Tokyo)
amm579@arion.ocn.ne.jp
Royaume Uni :
Richard Thomson (Edimburgh University)
r.thomson@ed.ac.uk
Suisse :
Jan Blanc (Université de Genève)
jan.blanc@unige.ch
Programme
Montag, 16. Mai 2011
Goethe-Universität, Campus Westend
- 9.00 Ankommen, Check-In
- 9.30 Begrüssung der Teilnehmer und Einführung
Matthias Lutz-Bachmann, Vizepräsident (Goethe-Universität Frankfurt)
Thomas Kirchner (Goethe-Universität Frankfurt)
Sektion 1 / Mythen vom Künstler
Leitung: Atsushi Miura (University of Tokyo)
- 10.00 Anne Lafont (Institut National d’Histoire de l’Art, Paris ): 1800 : L’artiste femme au seuil de la modernité
- 10.30 C harlotte Foucher (Université François Rabelais de Tours,): Madame Pygmalion – La femme artiste émancipée au passage du siècle (XIXe–XXe)
- 11.00 Kaffeepause
Sektionsleitung: Ségolène Le Men (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) - 11.30 L ois Oliver (Courtauld Institute of Art, London): Monk or lover? The nineteenth-century artist‘s dilemma
- 12.00 Ann a Jolivet (Université Michel de Montaigne Bordeaux III): L’artiste vénitien comm e figure romantique – Un exemple du processus de mythification de l’école vénitienne au XIXe siècle
- 12.30 Mittagspause
- 14.00 C hiara Fabi (Università degli Studi di Udine): The myth of the artist in the thirties between propaganda and reaction
- 14.30 J acopo Galimberti (Courtauld Institute of Art, London): Against the cult of personality – Collective art in the 1960s
Sektion 2 / Das Nachleben des Künstlers
Leitung: Ursula Grünenwald (Goethe-Universität Frankfurt)
- 15.00 Jana Graul (Kunsthistorisches Institut in Florenz): Intrigen, Hiebe und vergifteter Salat: Neid als Todesursache des Künstlers
- 15.30 Masaya Koizumi (University of Tokyo): Histoire de la réception de Paul Gauguin et ses portraits posthumes au début du XXe siècle en France
- 16.00 Kaffeepause
- 16.30 Elisabeth Otto (Universität Regensburg):Créatrice créée oder Die Geburt einer Ikone:Lawren Harris, Emily Carr. Her paintings andsketchings, 194
- 17.00 Resümee der Respondenten
Eve Grinstead (École NormaleSupérieure, Paris)
Nele Martina Putz (Ludwig-Maximilians-Universität München)
18.30 Empfang im Kunstgeschichtlichen Institut,Kunstbibliothek, Campus Bockenheim
Dienstag, 17. Mai 2011
Goethe-Universität, Campus Westend
Sektion 3 / Der Weg zum Künstler, seine Bildung
Leitung: Iris Wien (Goethe-Universität Frankfurt)
- 9.00 Héloise Pocry (Université Paris I Panthéon-Sorbonne – Université de Lausanne): Les écoles de photographie: la reconnaissance du photographe comme artiste
Sektion 4 / Konzepte künstlerischer Produktivität
Leitung: Iris Wien (Goethe-Universität Frankfurt)
- 9.30 Maurice Y.-CH. SaSS (Ludwig-Maximilians-Universität München): Der Künstler als Magier – Alchemie und Astrologie als Verstehensweisen künstlerischer Produktivität in der italienischen Renaissance
- 10.00 Sebastian Schmidt (Ludwig-Maximilians-Universität München): Albrecht Dürer und die Meister der Antike: widererwaxsung als kunsttheoretisches Konzept
- 10.30 Kaffeepause
Sektionsleitung: Anne Lafont (Institut National d’Histoire de l’Art, Paris)
- 11.00 Edward H. Wouk (Universität Zürich): Als hij maar wilde: reconciling Frans Floris, painter and man
- 11.30 Anette Schaffer (Universität Bern):L‘artiste effrayant: Die Evokation desBösen und das Erbe Goyas
- 12.00 C aroline Poupart (Université de Montréal): La création comme procréation: la mère aux monstres ou l‘OEuvre des femmes
12.30 Mittagspause
Sektionsleitung: Johanne Lamoureux,
Université de Montréal - 14.00 Christian Berger (Johannes Gutenberg-Universität Mainz): … kein Mensch, kein Künstler mehr! Intentionalität und Handlung in Edgar Degas’ künstlerischer Praxis
- 14.30 Sophie Cras (Université Paris I Panthéon-sorbonne – École Normale Supérieure, Paris): Profession : artiste – Portraits contrastés de l’artiste en travailleur dans les années 1960
- 15.00 Kaffeepause
Sektion 5 / Tradierung und Vermittlung von Künstlerbildern
Sektionsleitung: Anne Lafont (Institut National d’Histoire de l’Art, Paris)
- 15.30 Beate Böckem (Universität Basel): Künstlerbilder im Spannungsfeld nationaler Vereinnahmung und kunsthistorischer Fiktion: Der Fall Albrecht Dürer vs. Jacopo de Barbari
- 16.00 Francesca Valentini (Università Ca‘ Foscari Venezia – Universität Köln)
Calder di Ugo Mulas: un artista per immagini - 16.30 Resümee der Respondenten
Christian Geyer (Goethe-Universität Frankfurt)
Lugia Lonardelli (Università degli Studi di Firenze)
Mittwoch, 18. Mai 2011
Goethe-Universität, Campus Westend
Sektion 6 / Selbstinszenierung und -stilisierung
Leitung: Henri Zerner (Harvard University)
- 9.00 Kyoko Ozawa (University of Tokyo): The notion of architect-demiurge in
the works of Claude-Nicolas Ledoux - 9.30 T akumi Miyazaki (Université de Lausanne): J.-É. Liotard (1702–1789) et sa notion de fini: l’image de l’artiste telle qu’il la construit dans son traité de peinture
- 10.00 Nele Martina Putz (Ludwig-Maximilians-Universität München): Wenn durch Kunst Kunst entsteht – George Bernard Shaw, Auguste Rodin und Alvin
Langdon Coburn – Künstler als Musen? - 10.30 Kaffeepause
Sektionsleitung: Michael Zimmermann( Katholische Universität Eichstätt-Ingolstadt)
- 11.00 T eresa Ende (Schweizerisches Institut für Kunstwissenschaft Zürich): Ich selbst? – Bemerkungen zur Frage der Krypto-Selbstbildnisse in der Kunst Wilhelm Lehmbrucks
- 11.30 Louis Gevart (Université Paris Ouest Nanterre La Défense): L’artiste et son ancrage à la terre : le cas de Gustav Vigeland (1869–1943) à Oslo
12.00 Magdalena Nieslony (Goethe-Universität Frankfurt): Kazimir Malevič: Die Legende vom Künstler und deren Erfüllung in der avantgardistischen Künstlerbiographie - 12.30 Mittagspause
Sektionsleitung: Béatrice Joyeux-Prunel,
École Normale Supérieure, Paris - 14.00 Amely Deiss (Freie Universität Berlin): Joel-Peter Witkin – Legendenbildung als künstlerisches Konzept
14.30 Baptiste Brun (Un iversité Paris Ouest Nanterre La Défense – École du Louvre, Paris): L‘Art brut de Jean Dubuffet : une machine de guerre lancée contre la figure de l‘artiste - 15.00 Kaffeepause
Sektion 7.1 / Der Künstler als soziales Wesen
Leitung: Todd Porterfiel (Université de Montréal)
- 15.30 Élise Banjenec (Université Paris IV-Sorbonne): Les orfèvres au XVe siècle: le patronage de Philippe le Bon, duc de Bourgogne
- 16.00 Barbara Cinelli (UniversitÀ degli Studi Roma Tre): Artisti a Roma da Napoleone I a Vittorio Emanuele II: strategie, ruoli, autorappresentazioni
- 16.30 Özlem Gülin Dagoglu (Université de Montréal): Émancipation et convention dans l’art de la première artiste turque Mihri Rasim Müsfik (1886–1954)
- 17.00 Resümee der Respondenten
Christian Berger (Johannes Gutenberg-Universität Mainz)
Florence Duchemin-Pelletier (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Donnerstag, 19. Mai 2011
MMK Museum für Moderne Kunst
Sektion 7.2 / Der Künstler als soziales Wesen
Leitung: Maria Grazia Messina (Università degli Studi di Firenze)
- 9.00 Peter Gorschlüter – Stellvertretender Direktor MMK Frankfurt
Begrüssung und Vortrag: Der Künstler als Kurator - 10.00 Maria Noel Secco (Université de Montréal): Luis Camnitzer: The exiled artist as mediator
- 10.30 Kaffeepause
- 11.00 L éa Saint-Raymond (École Normale Supérieure, Paris – Université Paris IV-Sorbonne – Paris School of Economics): The artists and their merchant: what does it mean to be represented by the Galerie Beaubourg?
- 11.30 Martine Dubreuil (Université de Montréal): L‘artiste au musée d‘art contemporain: changements de relations sociales au sein de l‘institution
- 12.00 T able Ronde: L’intention en questions
Jan Blanc (Université de Genève) - 13.00 Nachmittag zur freien Verfügung
Freitag, 20. Mai 2011
Liebieghaus Skulpturensammlung
Sektion 8 / Der Künstler im und als Kunstwerk
Leitung: Iris Lauterbach (Zentralinstitut für Kunstgeschichte, München)
- 9.00 Eva Ehninger (Goethe-Universität Frankfurt): The Abstract Expressionist in Abstract Expressionism – Concepts of individuality and community in The New York School
- 9.30 Elisa Francesconi (Università degli Studi Roma Tre): Roma 1968: Dialoghi d‘artista
- 10.00 Valentina Russo (Università degli Studi Roma Tre): Giulio Paolini e l‘iconografia della mano
- 10.30 Kaffeepause
Sektion 9 / Das Verschwinden des Künstlers als Autor
Leitung: Nadeije Laneyrie Dagen (École Normale Supérieure, Paris)
- 11.00 Élodie Voillot (Un iversité Paris Ouest Nanterre la Défense – École du Louvre, Paris): Chronique d‘une mort (presque) annoncée ou la redéfinition de l‘autorité créatrice dans les arts industriels en France au XIXe siècle
- 11.30 Eva Francioli (Università degli Studi di Firenze): Engagement e produzione collettiva – Il caso delle riviste costruttiviste
- 12.00 Natilee Harren (University of California, Los Angeles – Universität Köln): Objects without object – Artworks without artist
- 12.30 Mittagspause
Sektionsleitung: Richard Thomson (University of Edinburgh)
- 14.00 Alexandra Antoniadou (University of Edinburgh): Community based art and the absence of the artist
- 14.30 Luigia Lonardelli (Università degli Studi di Firenze): La mimetizzazione dell’artista – Il caso de Lo Zoo di Michelangelo Pistoletto
- 15.00 Alessandra Nappo (Università Ca‘ Foscari Venezia): Serigrafie, ritratti formato tessera, Fotobilder – La violazione del principio di autorialità in Gerhard Richter e in Andy Warhol
- 15.30 Kaffeepause
- 16.00 Resümee der Respondenten
Martine Dubreuil (Université de Montréal)
Elisa Schaar (Warwick University) - 17.00 Überreichen der Diplome und Verabschiedung der Teilnehmer
- 20.00 Semesterfeier Kunstgeschichte
Café KOZ, Campus Bockenheim, Goethe-Universität Frankfurt
Participants of the International Springtime Academy 2011
Canada
Dagoglu, Özlem (Université Montréal)
Dubreuil, Martine (Université Montréal)
Poupart, Caroline (Université Montréal)
Secco, María Neol (Université Montréal)
France
Banjenec, Elise (Université Paris IV - INHA)
Brun, Baptiste (Université Paris Ouest Nanterre La Defense)
Cras, Sophie (Université Paris I - ENS)
Foucher, Charlotte (Université Tours - INHA)
Gevart, Louis (Université Paris Ouest Nanterre La Defense)
Grinstead, Eva (ENS Paris)
Jolivet, Anna (Université Bordeaux - INHA)
Saint-Raymond, Léa (Université Paris IV - ENS)
Voillot, Elodie (Université Paris Ouest Nanterre La Defense)
Germany
Berger, Christian (Johannes Gutenberg-Universität Mainz)
Deiss, Amely (Freie Universität Berlin)
Ehninger, Eva (Goethe-Universität Frankfurt am Main)
Graul, Jana (Max-Planck Institut für Kunstgeschichte, Florenz)
Nieslony, Magdalena (Goethe-Universität Frankfurt am Main)
Otto, Elisabeth (Universität Regensburg)
Putz, Nele (Ludwig-Maximilians-Universität München)
Sass, Christian (Ludwig-Maximilians-Universität München)
Schmidt, Sebastian (Zentralinstitut für Kunstgeschichte, Ludwig-Maximilians-Universität München)
Great Britain
Antoniadou, Alexandra (University of Edinburgh)
Galimberti, Jacopo (Courtauld Institute of Art, London)
Oliver, Lois (Courtauld Institute of Art, London)
Schaar, Elisa Frederica (University of Warwick)
Italy
Fabi, Chiara (Università degli Studi di Udine)
Francesconi, Elisa (Università degli Studi Roma Tre)
Francioli, Eva (Università degli Studi di Firenze)
Lonardelli, Luigia (Università degli Studi di Firenze)
Nappo, Alessandra (Università Ca Foscari di Venezia)
Russo, Valentina (Università degli Studi Roma Tre)
Valentini, Francesca (Università di Colonia/ Università Ca Foscari di Venezia)
Japan
Koizumi, Masaya (Tokyo University)
Ozawa, Kyoko (Tokyo University)
Swizzerland
Böckem, Beate (Universität Basel)
Ende, Teresa (Schweizerisches Institut für Kunstwissenschaft SIK-ISEA, Zürich)
Miyazaki, Takumi (Université de Lausanne)
Pocry, Heloise (Université Paris I Panthéon-Sorbonne et Université de Lausanne)
Schaffer, Anette (Universität Bern)
USA
Harren, Natilee O. (University of California, Los Angeles)
Wouk, Edward H. (Harvard University)



